Menace sur les pierres précieuses

S’approvisionner en pierres précieuses est devenu une lourde tâche étant donné que les mines s’appauvrissent.

Face à cette menace, les joaillers orientent leur choix vers des pierres moins connues c’est-à-dire autres que les saphirs, les diamants, les émeraudes et les rubis. Cependant, ces nouveaux spécimens ne sont pas pour autant préservés de cette déficience.

Classification des pierres

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Les pierres précieuses peuvent être classifiées en 3 catégories :

La première catégorie

Dans la première catégorie se trouve les 4 précieuses à savoir :

Saphir

Saphir

  • le rubis
  • le diamant
  • l’émeraude
  • le saphir

La deuxième catégorie

La deuxième catégorie regroupe les pierres fines qui se composent d’environ 150 types de pierres telles que :

  • la citrine
  • l’améthyste
  • la topaze
  • l’aigue-marine
  • le péridot…

La troisième catégorie

A la troisième catégorie se situe les ornementales caractérisées par les opaques comme :

  • le jade
  • la cornaline…

Les critères de classification se portent principalement sur la rareté et la dureté des pierres. Combien même 2 pierres se trouvent dans la même catégorie, chacune d’elle est unique en raison de :

  • la couleur
  • le poids
  • la transparence
  • la taille

Impact de la pénurie sur le prix

La raréfaction des pierres précieuses influent particulièrement sur leur prix. Effectivement, ces pierres deviennent de plus en plus valeureuses et chaque joailler en est conscient.

C’est pourquoi, Cartier a tenu, avant d’entamer la présentation des bijoux de sa collection, à souligner la qualité et la valeur de quelques pierres présentes dans sa maison de collection.

Parmi elles :

  • un diamant Golconde qui est compris dans les 1% les plus purs
  • un saphir du Cachemire à 29 carats avec un bleu typique intense bleuet
  • un rubis pourpre de 10 carats

Ce sont surtout les pierres des 4 précieuses qui font l’objet de cette hausse de prix. En effet, un négociant parisien a confirmé une multiplication par 10 des prix de ces pierres durant une période de 20 ans.

En ce qui concerne le saphir du Cachemire, son prix a triplé seulement en trois ans. Lors des ventes aux enchères, les diamants de couleur prennent le dessus.

De ce fait :

  • le Pink Star qui est un fancy de 59,60 carats a été adjugés de 61,65 millions d’euros en 2013
  • le Graff vivid yellow à 100,09 carats de 11,9 millions d’euros toujours en 2013

Impact de la pénurie sur les joailliers

Face à la hausse considérable des prix sur le saphir, le rubis, le diamant et l’émeraude, les joailliers décident d’exploiter des pierres moins chères considérées comme fines.

Pour ce faire, ils ont mis en valeur la beauté des spécimens comme :

  • l’opale de feu
  • les grenats mandarins
  • la tourmaline melon d’eau en vu de lancer la collection « Pierres de caractère » de Van Cleef & Arpels en 2005

Victoire de Castellane a quant à elle rejoint Dior en 1999. Elle a su mettre comme pièces principales de la création.:

  • la citrine jaune
  • la morganite rose pâle ou améthyste violette
  • l’hypertrophiée de 60 carats

Grâce à cela, les prix ne sont plus hors de porté des clients étant donné que le carat est dans les environs de 15 euros.

Le sort des mines

La principale raison de cette menace qui pèse sur les pierres précieuses c’est l’appauvrissement des mines. C’est-à-dire que certaines s’épuisent tandis que d’autres sont complètement taries.

En effet, les « old mines » tels que le Mogok et Golconde en Inde, le Muzo en Colombie ont été, depuis plusieurs années asséchées. En outre, la mine de Tanzanie est aussi en train de se tarir malgré les nombreuses pierres à beautés uniques qui s’y trouvent.

Actuellement, l’Argyle, situé en Australie est la source pouvant fournir les diamants d’un beau rose intense. Il est important de préciser que ces mines taries n’ont pas pu être remplacées jusqu’à maintenant et aucune d’elle n’a d’égal.